Twirling Bâton : ne les appelez pas majorettes
Gros plan sur une discipline artistique mal connue du public, à découvrir à l'occasion des championnats du monde à Genève qui débutent aujourd'hui.
A voir les « twirleurses » et les « twirleurs » manipuler leur bâton et déambuler sur les tapis de sol, on pense d'abord à des majorettes prenant des cours de gymnastique rythmique et sportive (GRS). Ce qui n'est pas tout à fait vrai car le twirling bâton se définit comme « un sport spectacle beaucoup plus technique, précis et codé que les majorettes. C'est aussi une discipline bien spécifique qui ne peut s'apparenter totalement à la GRS », comme le fait remarquer l'entraîneur de l'équipe de France, Sabrina De Baets.
Le twirling bâton trouve son origine aux Etats-Unis et existe depuis près de seize ans en France. Le verbe « to twirl », en anglais, signifie faire tourner quelque chose rapidement. Pour les pratiquants, c'est le bâton. Ce sport requiert des qualités de gymnaste au sol, de danseur et une grande dextérité puisque l'utilisation du bâton nécessite équilibre et rapidité. Et une condition physique irréprochable. Comme le dit Guilaine Bolnet, dix-neuf ans, membre de l'équipe de France : « Je passe cinq à six heures par jour à l'entraînement. Ce n'est pas toujours facile, surtout lorsque l'on prépare, comme moi, un baccalauréat professionnel de comptabilité. »
En compétition, les athlètes, qui sont vêtus de combinaisons moulantes et multicolores, effectuent leurs chorégraphies en musique dans un temps variant, qu'il s'agisse de prestations individuelles (en soliste : deux minutes trente) ou collectives (en duo et en équipes : quatre à cinq minutes). Les exercices (roulers, lancers de bâton) se déroulent dans un gymnase sur un praticable de 15 mètres sur 24 , et sont notés sur deux critères : artistique et technique. Le but du jeu est de réaliser en un temps imparti le plus de figures possible avec un bâton formé d'une seule pièce chromée, lisse ou martelée en spirale, et qui possède deux embouts en caoutchouc blanc à ses extrémités.
Aujourd'hui, la Fédération française de twirling bâton (FFTB), présidée par Jean-Claude Steiner, recense quelque 8.900 licenciés et cherche à étendre le mouvement aux pays de l'Est, afin que le twirling devienne un sport olympique. Au niveau des résultats, la France se défend honorablement. « Au classement combiné, on se situe à la troisième place derrière le Japon et les Etats-Unis », souligne le vice-président de la FFTB, Gérard Aubiat. Pour preuve, elle a obtenu un total de 10 médailles aux derniers championnats d'Europe qui se sont déroulés à Barcelone (Espagne), ce qui lui a permis de finir première au classement par nations.
Aux championnats du monde qui se déroulent à Genève jusqu'au 6 août, les Français (les juniors et les seniors âgés de quatorze à dix-neuf ans) feront partie des favoris aux côtés des Américains, Japonais et Canadiens. Et c'est la ville de Villeurbanne, championne de France en titre, qui participera au concours par équipes.
Gros plan sur une discipline artistique mal connue du public, à découvrir à l'occasion des championnats du monde à Genève qui débutent aujourd'hui.
A voir les « twirleurses » et les « twirleurs » manipuler leur bâton et déambuler sur les tapis de sol, on pense d'abord à des majorettes prenant des cours de gymnastique rythmique et sportive (GRS). Ce qui n'est pas tout à fait vrai car le twirling bâton se définit comme « un sport spectacle beaucoup plus technique, précis et codé que les majorettes. C'est aussi une discipline bien spécifique qui ne peut s'apparenter totalement à la GRS », comme le fait remarquer l'entraîneur de l'équipe de France, Sabrina De Baets.
Le twirling bâton trouve son origine aux Etats-Unis et existe depuis près de seize ans en France. Le verbe « to twirl », en anglais, signifie faire tourner quelque chose rapidement. Pour les pratiquants, c'est le bâton. Ce sport requiert des qualités de gymnaste au sol, de danseur et une grande dextérité puisque l'utilisation du bâton nécessite équilibre et rapidité. Et une condition physique irréprochable. Comme le dit Guilaine Bolnet, dix-neuf ans, membre de l'équipe de France : « Je passe cinq à six heures par jour à l'entraînement. Ce n'est pas toujours facile, surtout lorsque l'on prépare, comme moi, un baccalauréat professionnel de comptabilité. »
En compétition, les athlètes, qui sont vêtus de combinaisons moulantes et multicolores, effectuent leurs chorégraphies en musique dans un temps variant, qu'il s'agisse de prestations individuelles (en soliste : deux minutes trente) ou collectives (en duo et en équipes : quatre à cinq minutes). Les exercices (roulers, lancers de bâton) se déroulent dans un gymnase sur un praticable de 15 mètres sur 24 , et sont notés sur deux critères : artistique et technique. Le but du jeu est de réaliser en un temps imparti le plus de figures possible avec un bâton formé d'une seule pièce chromée, lisse ou martelée en spirale, et qui possède deux embouts en caoutchouc blanc à ses extrémités.
Aujourd'hui, la Fédération française de twirling bâton (FFTB), présidée par Jean-Claude Steiner, recense quelque 8.900 licenciés et cherche à étendre le mouvement aux pays de l'Est, afin que le twirling devienne un sport olympique. Au niveau des résultats, la France se défend honorablement. « Au classement combiné, on se situe à la troisième place derrière le Japon et les Etats-Unis », souligne le vice-président de la FFTB, Gérard Aubiat. Pour preuve, elle a obtenu un total de 10 médailles aux derniers championnats d'Europe qui se sont déroulés à Barcelone (Espagne), ce qui lui a permis de finir première au classement par nations.
Aux championnats du monde qui se déroulent à Genève jusqu'au 6 août, les Français (les juniors et les seniors âgés de quatorze à dix-neuf ans) feront partie des favoris aux côtés des Américains, Japonais et Canadiens. Et c'est la ville de Villeurbanne, championne de France en titre, qui participera au concours par équipes.